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Ce que je fais
· 9 min de lecture · Mis à jour le 11 juin 2026 propriete site-web artisan lock-in souverainete

Votre site vous appartient-il vraiment ? Test en 3 questions

Code, nom de domaine, hébergement : trois piliers, trois propriétaires possibles. Le test honnête à passer avant de signer chez n'importe quel prestataire web.

Trois clés différentes posées sur un bureau, symbolisant les trois piliers de la propriété d'un site internet : code, nom de domaine et hébergement
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Sommaire

Si vous arrêtez de payer demain, votre site existe-t-il encore ? Si oui, à qui appartient-il vraiment ?

La question n’est pas théorique. Je la pose à chaque artisan ou gérant de TPE qui me consulte pour une refonte, et trois fois sur quatre, je vois passer dans son regard un doute qui n’y était pas avant. Je crois que c’est à moi… enfin je pense.

Posséder un site internet, ce n’est pas avoir une adresse qui apparaît dans Google. C’est posséder trois choses distinctes : le code, le nom de domaine, l’hébergement. Si vous hésitez sur un seul des trois, vous êtes en location. Voici comment passer le test en trois questions.

Le code de votre site, à qui appartient-il ?

Si votre site tourne sur Wix, Squarespace ou Shopify, le code ne vous appartient pas. Vous payez chaque mois pour utiliser une plateforme. Arrêtez le paiement, le site disparaît. Vous pouvez récupérer manuellement vos textes et vos photos — pas la structure, pas le design, pas le moteur qui fait tourner l’ensemble.

Ce que dit le contrat Wix

Wix est clair dans ses conditions : vous êtes responsable de vos contenus, mais l’architecture logicielle reste la propriété de Wix. Aucun export complet du site n’est prévu, ni dans les CGU, ni dans le Help Center. Vous pouvez télécharger des images, copier-coller vos textes, exporter un fichier de contacts — mais pas le site lui-même.

Traduction concrète : vos contenus vous appartiennent, mais le moteur du site et ce qui le fait tourner restent à Wix. C’est l’équivalent d’un appartement meublé que vous louez. Vous décorez, vous vivez dedans — vous ne devenez jamais propriétaire des murs.

Ce qu’un site codé vous laisse

Avec un site codé sur mesure, le code HTML, CSS et JavaScript est livré sous forme de fichiers. Vous pouvez le sauvegarder, le déplacer chez n’importe quel hébergeur, le faire évoluer par n’importe quel développeur. C’est votre actif numérique au sens propre du terme — un bien que vous possédez, transmissible, modifiable, exportable.

Concrètement, quand je livre un site, je remets : le code source complet, une copie de la base de données s’il y en a une, les accès au domaine et à l’hébergement à votre nom. Vous repartez avec une clé USB qui contient votre site. Vous êtes propriétaire à 100 %.

Le code, c’est la première brique. La deuxième, c’est l’adresse qui amène les visiteurs jusqu’à vous : votre nom de domaine.

Votre nom de domaine, qui en est titulaire ?

Le nom de domaine ne s’achète pas, il se loue. La personne déclarée comme titulaire dans la base AFNIC est celle qui détient tous les droits dessus, indépendamment de qui paie la facture. Beaucoup d’artisans découvrent à l’usage qu’ils ne sont pas titulaires : c’est leur ancien webmaster, leur agence ou un proche qui figure dans le Whois. Conséquence : vous changez de prestataire, vous perdez votre adresse.

Le mot « titulaire » au sens AFNIC

L’AFNIC, qui gère les extensions .fr en France, est claire sur la définition juridique :

Autrement dit : celui qui figure dans le champ « titulaire » est le propriétaire, au sens juridique. Pas celui qui paie. Pas celui qui gère techniquement. Le titulaire déclaré.

L’AFNIC précise aussi qu’un nom de domaine ne s’achète pas à proprement parler : « Seul un droit d’utilisation, exclusif, vous est attribué pour une période définie ». Vous payez pour conserver votre droit d’utilisation. Si vous arrêtez de payer et que personne ne renouvelle, le domaine retourne dans le pot commun et peut être pris par n’importe qui.

Comment vérifier en deux minutes

Allez sur le service Whois de l’AFNIC (afnic.fr/noms-de-domaine/tout-savoir/whois-trouver-un-nom-de-domaine/), tapez votre nom de domaine, lisez la ligne « titulaire ». C’est votre nom ou la raison sociale de votre entreprise ? Vous êtes propriétaire. C’est le nom de votre ancien webmaster, d’une agence, ou pire — un nom inconnu — vous êtes en location, même si vous payez la facture annuelle.

Depuis l’entrée en vigueur du RGPD, certaines informations Whois sont masquées au public pour les titulaires personnes physiques. Si vous ne voyez pas le détail, votre bureau d’enregistrement actuel doit pouvoir vous le confirmer par écrit. S’il refuse, c’est déjà un signal.

Quoi faire si vous n’êtes pas titulaire

Si votre prestataire actuel est titulaire à votre place, deux cas :

  • Cas 1 — Vous gardez de bonnes relations : vous demandez un transfert de titularité (cession). C’est une procédure standard, gratuite ou symbolique chez la plupart des bureaux d’enregistrement, qui se fait en quelques jours.
  • Cas 2 — Le prestataire bloque ou refuse : le bureau d’enregistrement est légalement tenu de respecter le droit du titulaire, et de fournir le code AUTH_INFO pour permettre le transfert. Retenir un domaine pour faire pression dans un litige commercial est contraire aux obligations imposées par l’AFNIC. Le recours ultime est la procédure Syreli (résolution alternative AFNIC) ou une action devant le tribunal de commerce.

Je le vois assez souvent pour avoir une opinion ferme là-dessus : si vous avez le moindre doute, un audit qui clarifie le statut juridique de votre domaine coûte 450 € — et vous évite des années de chantage déguisé.

Le code et le domaine peuvent vous appartenir, et vous être quand même bloqué par le troisième pilier : l’hébergement.

Votre hébergement, en êtes-vous décideur ?

L’hébergement, c’est le serveur physique qui sert votre site sur internet. Sur les plateformes type Wix ou Squarespace, vous n’avez pas accès aux fichiers du serveur — vous n’avez accès qu’à l’interface d’administration. Avec un hébergement classique (OVH, Infomaniak, Vercel, Netlify), vous pouvez télécharger votre site, le sauvegarder, le déplacer chez un autre hébergeur en quelques heures.

L’analogie de l’appartement

Un hébergement managé sur plateforme, c’est un appartement meublé tout équipé, mais qu’on ne peut pas vraiment quitter. Vous avez la clé d’entrée, vous habitez dedans, vous arrangez la décoration — vous ne pouvez ni récupérer les meubles, ni les emporter ailleurs, ni revendre l’appartement. Vous payez pour habiter, point.

Un hébergement classique, c’est l’inverse. Vous avez les clés du logement et un accès à la cave où sont stockés tous vos cartons. Si vous décidez de déménager, vous emportez tout. Vous pouvez même louer un autre logement et tout rebrancher en une journée.

Les questions à poser à votre prestataire

Trois questions qui font la différence entre un prestataire transparent et un prestataire à lock-in :

  1. « Sur quel hébergeur tourne mon site ? » — Réponse claire = bon signe (OVH, Infomaniak, Vercel, Cloudflare…). Réponse floue type “notre infrastructure” = sonnette d’alarme.
  2. « L’accès au panneau d’hébergement est-il à mon nom ? » — Soit votre prestataire crée l’hébergement à votre nom (vous êtes propriétaire du compte), soit il l’a à son nom et vous donne juste un accès délégué (vous êtes locataire de son compte).
  3. « Si je quitte demain, en combien de temps je récupère mon site et mes données ? » — Réponse en heures ou jours = sain. Réponse en semaines ou “il faut voir” = lock-in déguisé.

Trois questions, trois piliers. Si vous hésitez sur un seul, vous êtes en location.

Le test en trois questions, format imprimable

Voici les trois questions à poser à votre prestataire actuel, ou à vous-même si vous gérez le site en interne. Réponse claire et écrite à chacune = vous êtes propriétaire. Réponse floue, évasive ou “je ne sais pas” = vous êtes locataire de votre propre activité en ligne.

Question 1 — Code

« Pouvez-vous me transmettre une copie complète du code source de mon site, immédiatement et gratuitement ? »

Réponse attendue : “Oui, voici un lien de téléchargement / une clé USB.” En 24 heures. Si la réponse est “ce n’est pas possible techniquement” ou “c’est un service en supplément”, vous êtes sur une plateforme louée ou chez un prestataire à lock-in.

Question 2 — Domaine

« Suis-je le titulaire de mon nom de domaine au sens AFNIC ? Pouvez-vous me l’écrire noir sur blanc avec une capture du Whois ? »

Réponse attendue : “Oui, voici la capture du Whois qui prouve que vous êtes titulaire.” Si la réponse est “oui mais c’est nous qui gérons techniquement” sans capture, demandez la capture. Si elle est refusée ou repoussée, vous n’êtes probablement pas titulaire.

Question 3 — Hébergement

« Si je décide de changer de prestataire la semaine prochaine, qu’est-ce que je récupère exactement, et en combien de temps ? »

Réponse attendue : “Vous récupérez le code, l’accès au domaine, l’accès à l’hébergement, sous 48 à 72 heures.” Si la réponse mentionne des frais de sortie, des délais flous ou une procédure complexe, vous découvrez le piège du lock-in.

Si vous avez répondu “je ne sais pas” à au moins une question

C’est le moment de faire le point sur votre site avant de signer quoi que ce soit ailleurs. Mon diagnostic coûte 450 € et vous remet un rapport écrit qui clarifie précisément qui détient quoi, et ce qu’il faut faire pour reprendre la main. Si vous signez ensuite un Pack Ancrage, il est déductible — vous le payez seulement si vous décidez de ne pas aller plus loin.

Mon engagement est simple : vous êtes propriétaire à 100 %. Du code, du domaine, de l’hébergement. Pas d’abonnement caché, pas de service “premium” qui retient vos clés, pas de “notre infrastructure” qui vous empêche de partir. Si vous voulez comparer concrètement avec ce que coûte une location à long terme chez Wix ou Squarespace, mon article Wix ou site professionnel chiffre l’addition sur trois ans. Et pour situer les gammes de prix d’un site qui vous appartient vraiment, j’ai fait le comparatif honnête des prix d’un site artisan.

Le digital n’est pas votre métier. C’est le mien. Et je préfère vous le dire en RDV plutôt que vous le faire découvrir dans deux ans, le jour où vous voudrez partir.

Questions fréquentes

Comment savoir si je suis propriétaire de mon nom de domaine ?
Tapez votre nom de domaine sur le service Whois de l'AFNIC. Le champ « titulaire » indique la personne physique ou morale qui détient les droits. Si c'est votre nom ou votre raison sociale, vous êtes propriétaire. Si c'est le nom de votre ancien prestataire ou d'une agence, vous êtes locataire — même si vous payez la facture chaque année.
Peut-on exporter un site Wix vers un autre hébergeur ?
Non, pas le site complet. Wix permet de récupérer manuellement les textes et les images, mais pas le code HTML, CSS, JavaScript, ni la structure ou le design. Quitter Wix revient à refaire le site à zéro chez un autre prestataire. Les conditions Wix sont explicites sur la non-transférabilité du service.
Mon ancien webmaster refuse de me rendre mon domaine, que faire ?
Si vous êtes titulaire déclaré à l'AFNIC, le bureau d'enregistrement est tenu de vous remettre le code AUTH_INFO permettant le transfert. Refus = manquement aux obligations imposées par l'AFNIC. Si l'ancien prestataire s'est déclaré titulaire à votre place, le recours est la procédure Syreli (AFNIC) ou une action devant le tribunal de commerce.
Quelle différence entre hébergement managé et hébergement classique ?
Un hébergement classique (OVH, Infomaniak, Vercel, Netlify) vous donne accès aux fichiers de votre site. Vous pouvez les télécharger, les sauvegarder, les déplacer chez un autre hébergeur. Un hébergement managé type plateforme (Wix, Squarespace) vous donne accès à l'interface d'administration uniquement — pas aux fichiers sources. La différence n'est pas technique, elle est juridique.
Combien coûte un audit de propriété de mon site web ?
Mon diagnostic (code, domaine, hébergement, performance, SEO, GEO) coûte 450 € et reste déductible du Pack Ancrage si vous signez ensuite. Vous repartez avec un rapport écrit qui indique précisément qui détient quoi, et ce qu'il faut faire pour reprendre la main si besoin.

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Bixent
Bixent

Référent digital indépendant — Bixent Digital

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