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· 14 min de lecture glossaire vocabulaire-web artisan seo vulgarisation

Le glossaire du web pour artisans : 30 termes sans jargon

30 termes du web (SEO, GEO, NDD, RGPD...) expliqués simplement pour les artisans qui veulent comprendre ce qu'on leur vend.

Dictionnaire ouvert avec termes du web surlignés, posé sur un établi d'artisan avec outils en arrière-plan
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Sommaire

Quand un prestataire vous parle de “SEO”, de “schema.org” ou de “Core Web Vitals”, deux options s’offrent à vous : hocher la tête en espérant qu’il ne vous arnaque pas, ou comprendre ce qu’il dit.

Ce glossaire vous donne la deuxième option. 30 termes du web, expliqués comme on les expliquerait à un confrère artisan autour d’un café. Pas de jargon en cascade, pas de définitions Wikipédia. Juste l’essentiel, plus une phrase “En clair :” qui ramène chaque terme à votre quotidien.

Document à jour en avril 2026. Le web bouge vite — on le met à jour chaque trimestre pour suivre les évolutions (notamment côté IA).

Le glossaire est organisé en 5 parties :

  1. Trouver et être trouvé sur Google — SEO, mot-clé local, SERP, GBP, référencement local, backlink
  2. Être recommandé par les IA — GEO, LLM, schema.org, llms.txt, citation IA, zero-click
  3. Le site lui-même, sous le capot — nom de domaine, hébergement, HTTPS, responsive, vitesse, Core Web Vitals
  4. Convertir un visiteur en client — landing page, CTA, tunnel, funnel, preuve sociale, taux de conversion
  5. Le cadre légal et la mesure — RGPD, cookies, mentions légales, analytics, Lighthouse, accessibilité

Vous pouvez lire d’une traite ou venir piocher au besoin. Mettez la page en favori — elle vous servira plus d’une fois.

Trouver et être trouvé sur Google

SEO (référencement naturel)

L’ensemble des techniques qui font que votre site apparaît dans Google sans payer quand quelqu’un tape une requête liée à votre métier. Trois piliers : la technique (vitesse, structure), le contenu (vos pages, vos textes) et la popularité (liens entrants).

En clair : c’est ce qui fait qu’un client potentiel à Brunoy tape “plombier urgence” et tombe sur vous, pas sur votre concurrent. Les résultats prennent 3 à 6 mois mais ils tiennent dans la durée. Pour aller plus loin, lisez GEO vs SEO en 2026 ou découvrez notre accompagnement SEO local.

Mot-clé local

L’expression que tape réellement votre client dans Google. Pour un artisan, c’est presque toujours métier + ville : “menuisier Massy”, “électricien Évry urgence”, “couvreur Yvelines avis”.

En clair : vos clients ne tapent pas votre nom. Ils tapent ce dont ils ont besoin, là où ils sont. Votre site doit parler leur langue, pas la vôtre.

SERP (page de résultats)

SERP veut dire Search Engine Results Page — la page que Google affiche après une recherche. Elle contient typiquement : 2 à 4 publicités en haut, le pack Google Maps (3 fiches locales), les 10 résultats organiques, et de plus en plus souvent un résumé IA en tête (AI Overview).

En clair : quand vous tapez votre métier + votre ville, regardez la SERP. Chaque encart est une bataille différente. Apparaître dans le pack Maps n’est pas la même chose qu’apparaître dans les 10 résultats classiques.

Google Business Profile (GBP)

La fiche gratuite de votre entreprise sur Google et Google Maps. Vous y renseignez votre adresse, vos horaires, vos photos, vos services, et surtout vous y collectez les avis clients.

En clair : c’est le point de départ obligatoire pour un artisan. C’est gratuit, ça vous rend visible en quelques jours, et 1 client local sur 2 démarre sa recherche par là. Si vous n’avez encore rien fait, commencez par celle-ci.

Référencement local

Le sous-ensemble du SEO qui vise spécifiquement les recherches liées à un lieu. C’est un mélange de signaux : votre fiche Google Business Profile, les mentions de votre adresse sur d’autres sites, les avis clients, et un site qui cite explicitement votre zone d’intervention.

En clair : c’est le terrain de jeu naturel d’un artisan. Vous ne vous battez pas contre la France entière, juste contre les autres pros de votre département. La barrière à l’entrée est plus basse qu’on ne le croit.

Un lien depuis un autre site qui pointe vers le vôtre. Pour Google, chaque backlink est un vote de confiance — surtout s’il vient d’un site cohérent (annuaire CMA, fédération métier, presse locale).

En clair : un seul bon lien vaut mieux que 50 liens douteux. Un article dans le journal local sur votre chantier vaut de l’or. Un lien acheté sur une “ferme à liens” peut vous faire pénaliser.

Être recommandé par les IA

GEO / AEO (Generative Engine Optimization)

Le SEO appliqué aux moteurs de réponse comme ChatGPT, Perplexity, Claude ou Google AI Overviews. Au lieu d’optimiser pour apparaître dans les 10 liens bleus, on optimise pour être cité dans la réponse que l’IA génère.

En clair : le SEO classique vous fait apparaître. Le GEO vous fait recommander. Les deux comptent en 2026 et la mécanique n’est pas la même. Détail dans cet article ou notre service GEO dédié.

LLM (modèle de langage)

Large Language Model. Un programme entraîné sur des milliards de textes qui peut générer une réponse en langage naturel. ChatGPT, Claude, Gemini, Perplexity, Mistral en sont. Quand un client demande à l’IA “trouve-moi un bon serrurier en Essonne”, c’est un LLM qui répond.

En clair : ce sont les nouveaux moteurs de recommandation. De plus en plus de prospects passent par eux avant Google. Si l’IA ne vous connaît pas, vous n’existez pas pour cette part de la demande.

Schema.org (données structurées)

Un balisage invisible ajouté au code de votre site qui dit aux moteurs : “Ici, c’est mon adresse, ici mes horaires, ici un avis client noté 5/5”. Ce sont des données lisibles par les machines, pas des choses qu’un humain voit.

En clair : vous parlez aux IA dans leur langue. Sans schema.org, votre site doit être deviné. Avec schema.org, il est compris au mot près. C’est ce qui fait que votre fiche apparaît avec ses étoiles, son téléphone et ses horaires directement dans Google.

llms.txt

Un fichier texte placé à la racine de votre site (/llms.txt) qui résume votre activité, vos services et vos pages clés à destination des IA. Standard récent, encore peu adopté, mais déjà lu par certains crawlers IA.

En clair : c’est une carte de visite que vous laissez aux IA pour qu’elles vous comprennent vite. Notre article complet sur llms.txt.

Citation IA

Quand une IA mentionne votre nom dans sa réponse à un utilisateur. Exemple : un prospect demande à Perplexity “qui pour refaire ma toiture en Essonne ?” et l’IA répond avec une liste de 3 noms — le vôtre est-il dedans ?

En clair : c’est le nouveau “premier de Google”, version IA. C’est mesurable, c’est suivable, et c’est le KPI numéro 1 de toute stratégie GEO. Méthode pour Perplexity et test côté ChatGPT.

Une recherche où l’utilisateur trouve sa réponse directement dans Google (ou dans l’IA) sans cliquer sur aucun lien. Avec les AI Overviews, c’est devenu majoritaire sur certaines requêtes.

En clair : apparaître ne suffit plus, il faut être cité dans la réponse elle-même. Sinon le clic ne vient jamais. C’est exactement ce que change le GEO par rapport au SEO classique.

Le site lui-même, sous le capot

Nom de domaine (NDD)

L’adresse de votre site, du type votre-entreprise.fr. Vous le louez à un registraire (OVH, Gandi, Namecheap) pour 10 à 20 € par an. Il vous appartient tant que vous le renouvelez.

En clair : c’est votre vitrine numérique. Choisissez court, clair, en .fr si vous êtes en France. Évitez les tirets multiples et les abréviations cryptiques. Si quelqu’un doit l’épeler au téléphone, c’est raté.

Hébergement

Le serveur sur lequel votre site est stocké et qui le sert aux visiteurs. Compte de 0 à 30 €/mois selon la formule. Les hébergeurs modernes (Vercel, Netlify) sont souvent gratuits ou très bon marché et beaucoup plus rapides que les hébergeurs mutualisés à l’ancienne.

En clair : un mauvais hébergement, c’est un site lent. Un site lent, c’est un client qui part. Investir 5 à 10 € de plus par mois ici se voit immédiatement. Pour le débat hébergement managé vs DIY, voir Wix ou site pro ?.

HTTPS / certificat SSL

Le petit cadenas dans la barre d’adresse. Il signifie que la connexion entre le visiteur et votre site est chiffrée. C’est gratuit (via Let’s Encrypt) et obligatoire depuis 2018 — Google déclasse les sites en HTTP simple.

En clair : sans le cadenas, votre site est marqué “Non sécurisé” sur Chrome. Le visiteur fuit avant même de lire la première ligne. Aucune excuse à ne pas l’avoir.

Responsive / mobile-first

Un site responsive s’adapte à la taille de l’écran (téléphone, tablette, ordinateur). “Mobile-first” va plus loin : le site est conçu d’abord pour le mobile, et l’ordinateur est un bonus. Google indexe en priorité la version mobile depuis 2019.

En clair : plus de 60 % de vos visiteurs sont sur téléphone. Si votre site n’est pas pensé pour eux, vous avez perdu d’avance. Test rapide ici.

Vitesse de chargement

Le temps que met votre page à apparaître pour un visiteur. La cible : moins de 2 secondes. Au-delà de 3 secondes, plus de 50 % des visiteurs partent. Les facteurs : poids des images, qualité de l’hébergement, code propre.

En clair : chaque seconde de plus, c’est des clients qui s’en vont. Et ce n’est pas une question de patience — c’est physiologique, le cerveau décroche après 3 secondes.

Core Web Vitals

Trois métriques techniques que Google utilise pour évaluer la qualité de votre site : LCP (le temps que met l’image principale à s’afficher), CLS (la stabilité visuelle, est-ce que les boutons sautent pendant le chargement ?) et INP (le temps de réaction quand on clique).

En clair : ce sont les notes que Google met à votre site, comme un contrôle technique pour voiture. Un mauvais score = un site qui rétrograde dans les résultats. Mesurable gratuitement avec Lighthouse.

Convertir un visiteur en client

Landing page

Une page conçue pour une seule action : faire passer le visiteur de “curieux” à “contact”. Pas de menu encombrant, pas de distraction, un message clair, un seul bouton. Souvent utilisée pour une publicité ou un service précis.

En clair : c’est l’inverse d’un site vitrine. Sur une landing page, tout est tendu vers une seule conversion. Pour un artisan, ça peut être “demander un devis dépannage urgence 24h”.

CTA (call-to-action)

Le bouton ou la phrase qui demande au visiteur d’agir : “Demander un devis”, “Appeler maintenant”, “Voir nos réalisations”. Un bon CTA est précis, visible, et placé là où le visiteur a déjà compris ce que vous faites.

En clair : sans CTA clair, le visiteur reste passif et part. Une page sans CTA, c’est une boutique sans caisse. Évitez les “Cliquez ici” — préférez “Demander mon devis gratuit”.

Tunnel de conversion

Le chemin qu’un visiteur suit du moment où il arrive sur votre site jusqu’au moment où il devient client. Pour un artisan, c’est typiquement : Google → page d’accueil → page service → page contact → formulaire envoyé.

En clair : chaque étape perd des visiteurs. Si vous savez où ça lâche (rebond sur la home ? abandon du formulaire ?), vous savez où agir. Les analytics vous le disent. Notre Pack Ancrage inclut ce tunnel pensé dès le départ.

Funnel TOFU / MOFU / BOFU

Trois étages de la maturité d’un client : TOFU (top of funnel) il découvre qu’il a un problème, MOFU (middle) il compare les solutions, BOFU (bottom) il choisit son prestataire. Un blog couvre les trois avec des contenus différents.

En clair : un article “5 signes que votre installation électrique est dangereuse” est TOFU. Un article “comparatif électricien indépendant vs grande enseigne” est MOFU. Une page “demander un devis électricien Massy” est BOFU. Les trois sont nécessaires.

Preuve sociale (témoignages, avis)

Tout ce qui prouve à un nouveau visiteur que d’autres avant lui ont fait confiance et n’ont pas regretté : avis Google, témoignages clients, photos de réalisations, logos de clients connus, certifications.

En clair : un artisan inconnu avec 0 avis, c’est un risque. Le même artisan avec 30 avis 5 étoiles, c’est une évidence. Collectez vos avis Google dès le premier chantier — c’est le meilleur investissement marketing que vous puissiez faire.

Taux de conversion

Le pourcentage de visiteurs qui réalisent l’action voulue (formulaire envoyé, appel passé). Pour un site d’artisan local bien fait, un taux de 3 à 8 % est sain. En dessous de 1 %, il y a un problème.

En clair : doubler son taux de conversion vaut souvent plus que doubler son trafic. Et c’est moins coûteux. Les gros leviers : un formulaire court, un téléphone visible, des avis bien placés.

Le cadre légal et la mesure

RGPD

Règlement général sur la protection des données. Loi européenne de 2018 qui encadre la collecte de données personnelles (nom, e-mail, IP, cookies). Pour un artisan, ça veut dire : formulaire de contact en règle, mention de l’usage des données, et consentement explicite pour les cookies non essentiels.

En clair : ce n’est pas un truc de juriste à 5 000 €. C’est un page “politique de confidentialité” claire et un bouton “Accepter / Refuser” sur les cookies. Sanction maximale théorique : 4 % du chiffre d’affaires. Mieux vaut être en règle.

Cookies / consentement

Les petits fichiers que votre site dépose dans le navigateur du visiteur. Certains sont indispensables (panier, langue), d’autres optionnels (analytics, publicité). Depuis 2020, vous devez demander le consentement avant de poser les cookies optionnels.

En clair : la bannière “Accepter les cookies” qu’on voit partout. Si vous utilisez Google Analytics ou Facebook Pixel, vous en avez besoin. Sinon (analytics respectueux type Plausible), vous pouvez parfois vous en passer.

Mentions légales

Une page obligatoire qui contient l’identité de l’éditeur du site, l’hébergeur, le SIRET, la responsabilité éditoriale. Différente de la politique de confidentialité (qui couvre le RGPD).

En clair : sans mentions légales, votre site est hors-la-loi. C’est 10 lignes à mettre en pied de page. Aucune raison de ne pas l’avoir.

Analytics (mesure d’audience)

Un outil qui compte combien de visiteurs viennent sur votre site, d’où ils viennent, ce qu’ils consultent, et combien convertissent. Google Analytics est le plus connu mais pas le plus respectueux. Plausible et Matomo sont des alternatives RGPD-friendly.

En clair : sans analytics, vous pilotez à l’aveugle. Avec, vous savez quelle page rapporte des contacts et laquelle est ignorée. Indispensable au-delà des 3 premiers mois.

Lighthouse

Un outil gratuit de Google qui audite n’importe quelle page web sur quatre axes : performance, accessibilité, bonnes pratiques SEO, conformité PWA. Donne une note sur 100 par axe. Disponible directement dans Chrome (clic droit → Inspecter → Lighthouse).

En clair : c’est le bilan de santé de votre site, gratuit et instantané. Une note inférieure à 70 sur Performance ou SEO mérite une intervention. Un bon prestataire vous montre les scores avant/après.

Accessibilité (a11y)

L’ensemble des techniques qui rendent votre site utilisable par tout le monde, y compris les personnes en situation de handicap (vision, motricité, attention). En pratique : contrastes suffisants, taille de police lisible, navigation au clavier, descriptions sur les images.

En clair : ce n’est pas un truc militant, c’est un truc concret. 15 % des Français ont un handicap durable ou temporaire. Un site accessible est aussi un site mieux référencé — Google valorise. Et c’est obligatoire pour certains acteurs (ERP, services publics).

Et après ?

Vous avez fait le tour. La prochaine fois qu’un prestataire vous parle de “Core Web Vitals” ou de “schema.org”, vous saurez de quoi il parle — et surtout, si ce qu’il propose vaut son tarif.

Si un terme vous a intrigué, suivez les liens qu’on a glissés vers nos articles plus longs. Et si vous voulez juste qu’on s’occupe de tout ça pour vous sans que vous ayez à mémoriser un seul de ces 30 mots, c’est aussi notre métier.

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Bixent
Bixent

Architecte Web & Interlocuteur Unique — Bixent Digital

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